CE COMMUNIQUE DE LA LDH A ETE CENSURE SUR LE BLOG DE LA
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La Ligue des droits de l'Homme dénonce "l'inflation" de vidéosurveillance
La Ligue des droits de l'Homme dénonce mercredi dans un communiqué "l'inflation de la vidéosurveillance" qu'elle juge "inefficace", "coûteuse" et "liberticide".
Inefficace et coûteuse, l'inflation de la vidéosurveillance est surtout liberticide", assure l'organisation de défense des droits de l'Homme. "Non seulement l'enregistrement de l'image d'une personne sans son consentement est une atteinte à la vie privée, protégée par la Convention européenne des droits de l'Homme et par l'article 9 du Code civil, mais le projet de suivre en permanence les allées et venues de chacun n'est pas compatible avec une société de libertés", poursuit la LDH.
"Les images enregistrées peuvent être utilisées à toutes sortes de fins illégitimes : grâce à elles, certaines entreprises surveillent leurs salariés jusque dans leur intimité et aussi les délégués syndicaux, comme certains régimes autoritaires traquent leurs opposants politiques".
La LDH souligne que le gouvernement a annoncé le triplement des caméras de surveillance sur les voies publiques, et que le conseil de Paris a approuvé un plan de la préfecture de police implantant 1.226 caméras supplémentaires dans les rues et sur les places parisiennes.
"Aucune caméra ne peut remplacer la présence humaine dans la sécurisation des lieux qui nécessitent une surveillance particulière et qui ne sauraient se multiplier à l'infini", souligne l'organisation de défense des droits de l'Homme.
La LDH "appelle les citoyens à s'opposer à cette prolifération des systèmes de surveillance invisible et à exiger que l'utilisation de ces équipements soit strictement encadrée, contrôlée et limitée aux situations dans lesquelles le maintien de l'ordre public la nécessite absolument.
"Les images enregistrées peuvent être utilisées à toutes sortes de fins illégitimes : grâce à elles, certaines entreprises surveillent leurs salariés jusque dans leur intimité et aussi les délégués syndicaux, comme certains régimes autoritaires traquent leurs opposants politiques".
La LDH souligne que le gouvernement a annoncé le triplement des caméras de surveillance sur les voies publiques, et que le conseil de Paris a approuvé un plan de la préfecture de police implantant 1.226 caméras supplémentaires dans les rues et sur les places parisiennes.
"Aucune caméra ne peut remplacer la présence humaine dans la sécurisation des lieux qui nécessitent une surveillance particulière et qui ne sauraient se multiplier à l'infini", souligne l'organisation de défense des droits de l'Homme.
La LDH "appelle les citoyens à s'opposer à cette prolifération des systèmes de surveillance invisible et à exiger que l'utilisation de ces équipements soit strictement encadrée, contrôlée et limitée aux situations dans lesquelles le maintien de l'ordre public la nécessite absolument.
Source AFP
ISTRES
Vidéoflicage ou travail préventif ?
Vidéoflicage ou travail préventif ?
LA SECURITE EST SOUVENT LE THEME DE PREDILECTION D'UNE CERTAINE DROITE PEU SCRUPULEUSE LORSQU'IL S'AGIT DE JOUER SUR LE SENTIMENT DE PEUR COMME LE MONTRE L'AFFAIRE DU FICHIER EDVIGE.
QUAND EN JUIN DERNIER, LE PRESIDENT SARKOSY DEMANDE A SA MINISTRE DE L'INTERIEUR DE PRENDRE EXEMPLE SUR LA GRANDE BRETAGNE ET DE TRIPLER LE NOMBRE DE CAMERAS SUR LE TERRITOIRE, IL EST DANS SON REGISTRE.
AUJOURD'HUI, LA NOUVELLE MAJORITE MUNICIPALE ISTREENNE ANNONCE UN RENFORCEMENT PAR LA VIDEOSURVEILLANCE DANS LE CENTRE VILLE.
SERONS-NOUS DEMAIN DES CITOYENS FICHES ET FILMES AU NOM DE LA SECURITE PUBLIQUE ? CERTES, ON NE PEUT REPROCHER A UN MAIRE DE VEILLER A LA SECURITE DE SES ADMINISTRES MAIS IL DOIT LE FAIRE AVEC DISCERNEMENT.
POUR JUSTIFIER CETTE MESURE, LE MAIRE DECLARE VOULOIR SURTOUT COMBATTRE LE « SENTIMENT D'INSECURITE » DES ISTREENS DONT UNE ENQUÊTE D'OPINION LUI AFFIRME QU'IL EST « ASSEZ FORT »....
IL EST POURTANT DEMONTRE QUE LA VIDEO SURVEILLANCE URBAINE EST INEFFICACE : EN MAI 2008, A LONDRES, VILLE OU IL Y A UNE CAMERA POUR 14 HABITANTS, UN RAPPORT OFFICIEL RECONNAISSAIT QUE DES MILLIARDS AVAIENT ETE ENGLOUTIS POUR DES RESULTATS TRES DECEVANTS.
ET POURTANT, LONDRES EST UNE VILLE OU LES DELITS, CRIMES ET ATTENTATS TERRORISTES SONT EVIDEMMENT SANS COMMUNE MESURE AVEC LE TYPE DE DELINQUANCE EXISTANT DANS LE CENTRE VILLE DE NOTRE COMMUNE.
LES CAMERAS SONT SOUVENT IMPUISSANTES : ELLES PEUVENT FILMER UNE AGRESSION MAIS NE L'EMPECHERONT PAS ET NE DONNERONT AUCUNE INFORMATION SI L'AGRESSEUR DETOURNE SIMPLEMENT LE VISAGE OU PORTE UNE CAPUCHE.
LE TOUPAGA SYSTEM EST PARTISAN D'UNE VERITABLE POLITIQUE DE PREVENTION SOCIALE QUI S'ATTAQUE A LA RACINE DU MAL, DANS LES QUARTIERS AVEC DES ACTIONS REELLEMENT FINANCEES, DES LOGEMENTS DECENTS, DES SERVICES DE PROXIMITE, DES EQUIPEMENTS PUBLICS, UNE RELATION FORTE AVEC LA BA 125 POUR LE TRAITEMENT DES MULTIRECIDIVISTES, ETC .
CE N'EST PAS « LE SENTIMENT D'INSECURITE » QU'IL FAUT COMBATTRE, MAIS BIEN L'INSECURITE SOCIALE DANS LAQUELLE VIVENT DES MILLIERS D'ISTREENS DEPENDANT DES MINIMA SOCIAUX ET DES JEUNES SORTANT DU SYSTEME SCOLAIRE AVEC LA PRECARITE COMME SEULE PERSPECTIVE.
Rachid
un livre à lire pour tout comprendre
La frénésie sécuritaire
sous la direction de Laurent MUCCHIELLI
éd La Découverte, Collection : Sur le vif, mars 2008, ISBN : 978-2-7071-5432-3, 10 ¤.
éd La Découverte, Collection : Sur le vif, mars 2008, ISBN : 978-2-7071-5432-3, 10 ¤.
Les années 1997-2002 furent celles du « tournant sécuritaire », marqué par la surenchère électorale sur le thème de l'insécurité. Mais, depuis 2002, la France est engagée dans une véritable « frénésie sécuritaire », qui n'a fait que s'aggraver depuis l'élection présidentielle de 2007. Chasse aux étrangers sans papiers, internement prolongé d'adultes et d'enfants en zones de rétention, multiplication des infractions et des sanctions, remise en cause de la justice des mineurs, atteinte à certaines libertés au nom de la lutte antiterroriste, pression croissante du pouvoir politique sur les magistrats, explosion de la population carcérale, mais aussi abandon de la police de proximité, recours croissant au fichage, à la vidéosurveillance et à la biométrie, montée en puissance des technologies et des doctrines d'origine militaire.
Les auteurs de ce livre, spécialistes reconnus dans leurs domaines, décryptent les facettes de cette frénésie, ses origines idéologiques et sa mise en scène médiatique. À partir de leurs recherches, études et enquêtes, ils montrent qu'elle ne répond pas à la demande de sécurité des populations et alertent sur l'avènement possible d'une nouvelle « société sécuritaire ».
Introduction, par Laurent Mucchielli
Laurent MUCCHIELLI : Je suis historien et sociologue de formation. Chargé de recherches au CNRS, je travaille au CESDIP (Centre de recherches sociologiques sur le Droit et les Institutions Pénales) dont je suis aussi le directeur.
Recherches
J'ai actuellement quatre domaines de recherches :
l'histoire de la criminologie et de la sociologie de la déviance
la sociologie générale de la délinquance juvénile (inclus sa prise en charge et sa prévention)
la sociologie générale des homicides
la sociologie politique du débat sur la sécurité (discours médiatiques, discours politiques, groupes de pression)
Enseignements
J'enseigne la sociologie de la délinquance à l'Université Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines. J'assure des formations sur les mêmes thèmes au Centre National de Formation et d'Études de la Protection Judiciaire de la Jeunesse et à l'École Nationale de la Magistrature.
Encadrement de la recherche
Je suis cofondateur et codirecteur de la Revue d'histoire des sciences humaines
Je suis membre du comité de rédaction de la revue Déviance et Société et membre du comité de lecture de la Revue de l'Association Française de sociologie.
Activités associatives dans la recherche
Je suis membre du Conseil scientifique de l'Association pour l'Histoire de l'Éducation Surveillée et de la Protection Judiciaire de la Jeunesse.
Je suis membre du conseil d'administration de l'Association Française de Sociologie
Autres activités associatives Je suis cofondateur et animateur du groupe Claris (« Agir pour clarifier le débat public sur la sécurité »)
Je suis membre de la Ligue des Droits de l'Homme.
