LES ANCIENS COMBATTANTS.....

Cinq soldats marocains ayant combattu pour la France viennent d'obtenir gain de cause devant le tribunal administratif de Marseille. La décision, temporaire, leur donne droit à une pension alignée sur celle de leurs frères d'armes français. Elle pourrait faire jurisprudence.



Ce documentaire intitulé Les Soldats inconnus retracer l'histoire de la participation indigène à la Libération, Durant la Deuxième Guerre Mondiale. Une participation singulière Qui donne corps à l'Histoire de France et aux relations entretenues avec ses anciens protectorats et colonies. Rencontres Dans les Bouches du Rhône, À leur domicile ou au sein des Foyers de Travailleurs migrants Qui les accueillent (foyer SONACOTRA St jean), les anciens combattants Témoignent de Leurs trajectoires de vie. Dans l'engagement Leur Outre l'Armée française, ils évoquent Leur statut de soldat indigène, les conditions de Démobilisation des «sujets de l'empire" et enfin, their difficulties actuelles à faire valoir de droits Leurs. Ils font partie de Ceux Qui sont revenus pour Improving Leurs conditions de vie et Tenter de faire valoir de droits à Leurs Une pension est équitable. RESTENT Ils neanmoins très vulnerables Au regard de Leur grand âge et de l'éloignement avec Leur Famille et avec Leur Pays d'origine. Ce documentaire s'appuie sur des témoignages, des images d'archives Ainsi que l'éclairage de l'historien Belkacem RECHAM, auteur de "Les Musulmans Algériens Dans l'Armée française 1919-1945". Donc IL a vocation à ouvrir le débat et à mieux appréhende les Difficultés actuelles de la Société française à Son Dans ce rapport l'altérité, des solutions d'éclairage du passé.

# Posté le samedi 14 novembre 2009 00:56

Modifié le samedi 14 novembre 2009 01:51

Mur, mur...

Mur, mur…
Au lendemain de manifestations grand-guignolesques autour d'un mur de Berlin absent, la réalité revient, rugueuse, sans poésie couleur guimauve, se rappeler à notre souvenir.

Après avoir démoli lundi soir un pan du mur de sécurité construit illégalement par Israël en Cisjordanie occupée, essuyant les tirs de soldats israéliens (mais les caméras du monde n'étaient pas là, occupées à filmer des dominos géants !), des milliers de Palestiniens se réunissaient à Ramallah hier pour rendre un hommage à Yasser Arafat. Une belle occasion pour rappeler que contrairement à ce que disait la propagande israélienne et américaine de l'époque, l'ancien leader palestinien n'était pas l'obstacle principal à la paix.


La preuve ?
En cinq ans, le pauvre Mahmoud Abbas, qui n'a pourtant pas rechigné à avaler toutes les couleuvres qu'on lui présentait, n'a pas fait avancer sa cause d'un iota.

Les Palestiniens n'ont rien obtenu, strictement rien, sinon de voir leur territoire désormais morcelé en deux entités. Constat amer du négociateur palestinien Saëb Erakat. :

« Nous ne sommes pas parvenus à une solution à deux Etats après 18 ans de négociations. Je pense que le président Abbas est arrivé au point où il faut dire qu'Israël ne veut pas de solution ou de processus de paix qui mènent à l'établissement d'un Etat palestinien indépendant ».

Cela n'empêche pas l'Europe de regarder Berlin, tant il est vrai que l'idiot contemple le mur absent quand le juste devrait pointer du doigt le mur qui existe.


Foum/ Testa Bruno
clicanoo

# Posté le vendredi 13 novembre 2009 02:21

Modifié le vendredi 13 novembre 2009 02:38

SANS L'HOMME

SANS L'HOMME
Claude Lévi-Strauss, le célèbre ethnologue qui aura couvert le vingtième siècle de son empreinte intellectuelle, constatait ceci à la fin de sa vie : « La population mondiale comptait à ma naissance un milliard et demi d'habitants.
Quand j'entrai dans la vie active vers 1930, ce nombre s'élevait à deux milliards. Il est de six milliards aujourd'hui ce monde n'est plus le mien.
Et il atteindra neuf milliards dans quelques décennies à croire les prévisions des démographes. Ils nous disent certes que ce dernier chiffre représentera un pic et que la population déclinera ensuite, si rapidement, ajoutent certains, qu'à l'échelle de quelques siècles une menace pèsera sur la survie de notre espèce.
De toute façon, elle aura exercé ses ravages sur la diversité, non pas seulement culturelle, mais aussi biologique en faisant disparaître quantité d'espèces animales et végétales ».

Cette phrase prend un relief particulier autour de l'Etang de Berre. Non pas que la diversité culturelle soit pour l'heure ici menacée. Mais dans un espace clos, on mesure quasiment en direct ce que qu'occasionne l'accroissement de la population. Multiplication des routes, bétonnage du paysage, raréfaction des terres cultivables, pollution des sols et des eaux... Notre "MER" qui possédait hier (possède encore ?) une admirable faune et flore, n'est-elle pas en train de vivre ce que prophétisait l'ethnologue ? Autre phrase de Lévi-Strauss, tiré de son livre le plus célèbre « Tristes Tropiques » : « Le monde a commencé sans l'homme, il s'achèvera sans lui ». Cette phrase ne sonne-t-elle pas de manière plus forte encore ?



La cause des "primitifs"

Le premier apport incontestable de Lévi-Strauss aura été de contribuer à tordre le cou à la vision ethnocentrique des civilisations telle qu'elle était encore véhiculée par la philosophie marxiste de l'histoire : les "primitifs" seraient une étape "culturellement sous-développée" de l'humanité. Aujourd'hui que la valorisation des identités et des différences culturelles est devenue un dogme, on a du mal à mesurer l'importance de cette critique. Et pourtant, sans que nous y prenions garde, le fond de cette conception n'a pas disparu, ne serait-ce que dans l'idée, spontanée, que les sociétés sauvages seraient "plus proches de la nature" que les sociétés civilisées. Que l'on perçoive l'absence de civilisation comme un défaut (idéologie du progrès) ou comme une vertu (critique de la modernité), la même idée sous-jacente est présente : les primitifs relèvent plus de la nature que de la culture. C'est contre cela que Lévi-Strauss concentre sa critique : ces sociétés ne représentent pas un stade infantile et inférieur de l'humanité-Lévy-Bruhl parlait en 1910 d'une "mentalité prélogique" -, mais des organisations complexes qui n'ont rien à envier aux nôtres en termes d'élaboration intellectuelle et culturelle. Ce sont les formes de cette culture sauvage que Lévi-Strauss va mettre au jour dans deux directions principales : l'analyse anthropologique des structures de parenté et l'analyse idéologique du récit mythologique, c'est-à-dire les faits sociaux fondamentaux et les discours collectifs qui les accompagnent.

# Posté le jeudi 05 novembre 2009 22:00

L'identité comme écran de fumée

L'identité comme écran de fumée

« J'ai envie de lancer un grand débat sur les valeurs de l'identité nationale, sur ce qu'est être Français aujourd'hui. » Cette phrase est signée Eric Besson, ancien socialiste, nouveau UMP et accessoirement ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale.

Disons-le tout net, ce débat n'aurait rien de déshonorant en soi s'il était le fait d'universitaires, écrivains, artistes. Après tout, l'historien Fernand Braudel a bien fait de « l'identité de la France » matière à interrogation et à ouvrage. Mais c'était une pensée au long cours, une pensée qui tel un fleuve avait du temps derrière et devant elle. Or en matière politique, on sait très bien qu'il n'en est rien.
L'urgence et la circonstance commandent tout et faussent par avance le débat. D'autant que cette phrase de Besson arrive juste après l'expulsion de trois Afghans en situation irrégulière qui a fait hurler les partis de gauche, notamment le PS.

Ramener le PS sur le terrain de l'immigration, n'est-ce pas la réponse du berger à la bergère d'Eric Besson ? On notera que ce débat avait déjà été instrumentalisé par le candidat Nicolas Sarkozy durant la campagne présidentielle, quand il s'agissait de tailler des croupières au PS et faire signe aux électeurs du Front national. Pari gagnant au point que les électeurs du Front national ont voté massivement Sarkozy. On se souvient de Jean-Marie Le Pen estomaqué, criant au « hold-up électoral » !

Le contexte économique et social n'étant pas au beau fixe, on peut penser que les nouvelles interrogations d'Eric Besson ne visent qu'à entretenir un rideau de fumée à quelques mois des régionales. Car à qui va-t-on faire croire que la question « Qu'est-ce qu'être Français ? », soit la question prioritaire du moment ?

Si on tient à vraiment poser la question, posons-la tout d'abord à ceux qui vont payer leurs impôts en Suisse comme Johnny ou à ceux qui délocalisent abusivement mettant sur la paille les... Français !

# Posté le mardi 27 octobre 2009 03:12

Modifié le mercredi 28 octobre 2009 02:18

Sarko cède

Voilà du LOURD !
Pour finir notre cycle de "Politik en musik"
Du très LOURD,
du COSTAUD !
UN GRAND MONSIEUR.
Des mots en couleurs sur fond noir et blanc.
Je sais, vous connaissez mais cela fait du bien !



















Jean Sarkozy se contentera finalement d'un poste d'administrateur au sein de l'Epad. Il ne briguera plus la présidence du quartier d'affaires de la Défense, le 4 décembre prochain. La pression populaire était trop forte.

Le fils du président de la République s'est vu contraint de faire machine arrière. Son papa voulait coûte que coûte le placer à la tête de l'Établissement public d'aménagement de la Défense, mais il n'y est pas parvenu. Il a capitulé. Pour la première fois depuis le début de son quinquennat.
Ça doit lui faire bizarre.

Une première défaite pour le chef de l'Etat, obligé de s'incliner devant l'opinion publique. Un exercice auquel il n'était pas vraiment habitué, lui, "l'hyper-président", qui n'a pas résisté à l'hyper-puissance populaire. Nicolas Sarkozy a donc trouvé plus fort que lui. Voilà qui, à l'avenir, lui donnera sûrement à réfléchir, avant d'agir...
en faveur de ses proches.

Une petite leçon, en passant, pour tous les autres papas-politiques, qui ont tendance à dérouler le tapis rouge pour leurs rejetons. Car, pour revenir à l'affaire de l'Epad, à travers ce retrait spectaculaire, c'est bien la fonction présidentielle qui a pris un coup. Le chef de l'Etat lui-même ne laissait-il pas entendre, en effet, pas plus tard que la semaine dernière, que c'était lui le "premier visé" dans cette affaire concernant son fils. Jean s'est retiré. Nicolas fait aujourd'hui profil bas. Il s'est plié devant la fronde ourdie par l'opposition et la grogne qui montait crescendo au sein de sa propre majorité.

Mais qu'on se rassure, le fils Sarkozy ne va pas se retrouver à la rue. L'actuel conseiller général de Neuilly-sur-Seine recule en fait pour mieux sauter. Il finira bien par trouver une autre présidence : celle du conseil général des Hauts-de-Seine en 2011, à la place de Patrick Devedjian. Qui sera recasé ailleurs. Des petits arrangements entre amis, en quelque sorte. C'est très fréquent en politique !

Cela dit, la gauche doit-elle pour autant se taper sur le ventre en criant victoire ?
Qu'a-t-elle réellement gagné ?

Pas grand-chose.
Au contraire, en se concentrant durant deux semaines sur cette affaire familiale, la gauche a "zappé" les vrais dossiers qui préoccupent les Français. Et a oublié de mettre de l'ordre dans sa propre famille déchirée, à l'image du PS notamment, par la guerre des "cheftaines" Aubry-Royal.


Yves Mont-Rouge

# Posté le samedi 24 octobre 2009 00:31

Modifié le samedi 24 octobre 2009 00:42