Encore le cannabis !....Et une toute petite danse.

Pour tous les Toupaga de la planète
De stocklom à SoWeTo
De Briançon à Pampelune
De Dindouga à La Crau
De Maison Rose au quartier du Panier

"politique en musique" !
























HYPOCRISIE
Le CANNABIS serait-il devenu un enjeu politique ?

Il a récemment donné lieu à un vif débat entre la droite et la gauche. En début de semaine, en effet, Daniel Vaillant (PS), maire du XVIIIe arrondissement de Paris et ancien ministre de l'Intérieur, a remis sur le tapis la question de la réglementation du cannabis en France. Cela aurait pour conséquence, dit-il, de faire baisser une consommation qui, aujourd'hui, explose dans le pays du fait de la prohibition de la commercialisation de cette drogue douce. Face à l'inefficience des politiques publiques, l'élu socialiste plaide pour la transparence, comme pour le tabac et l'alcool.

Toute interdiction à ses revers : émergence de produits frelatés et économies souterraines. La prohibition de l'alcool aux Etats-Unis de 1920 à 1933 a généré, on l'a vu, des trafics en tous genres. Partant de ce constat, Daniel Vaillant préconise d'encadrer et de contrôler la production et l'importation du cannabis en France, d'autoriser sa consommation, sauf pour les moins de 16 ans, de contraventionnaliser et de pénaliser la conduite à risque comme pour l'alcool et de durcir la pénalisation et les sanctions pour les trafiquants.

Pourquoi pas ?
Puisqu'il en est déjà ainsi pour l'alcool et le tabac. Cela dit, le ministre socialiste Vaillant, dont les intentions sont sans doute louables, aurait pu aussi faire cette proposition lorsqu'il était au gouvernement !
Pourquoi s'en est-il privé ? Attendre la réponse à cette question ne fera pas pour autant avancer le schmilblick. Alors, faut-il oui ou non légaliser le cannaabis en France ?
Le cannabis est-il plus dangereux que l'alcool ?
Un "ptit joint" interdit est-il plus nocif pour la santé qu'une "cuîte", une défonce autorisée...La Rave ?
Le PS prône une politique libérale à l'instar de ce qui se passe aux Pays-Bas. L'UMP, quant à elle, partisane d'une politique répressive, dit niet ! L'UMP réprime toute tentative de réglementation du cannabis de la même façon qu'elle s'oppose à la vente en ligne de cigarettes "pour des raisons de santé publique", à en croire la ministre Mme Bachelot. Qui "plane". En fait, pas besoin d'avoir fait l'ENA pour comprendre que derrière les motivations sanitaires avancées par tous les gouvernements qui se sont succédé jusqu'ici, se cache une préoccupation totalement pécuniaire : la vente d'alcool et de tabac rapporte chaque année, via les taxes diverses, des milliards d'euros à l'Etat. Le jour où un gouvernement, qu'il soit de droite ou de gauche, parviendra à maîtriser la vente en ligne de tabac ainsi que la "filière" cannabis afin d'en tirer (non pas une taffe) mais profit, il est fort à parier qu'il ne s'en privera pas. Tout le reste n'est que pure hypocrisie !

# Posté le mercredi 21 octobre 2009 07:41

Faut-il payer les élèves pour aller en classe ?

"Pourquoi quand moi je plonge, lui passe sa thèse ?
Pourquoi les cages d'acier, les cages dorées agissent à leur aise ?
Son astre brillait plus que le mien sous la grande toile.
Pourquoi ne suis-je pas né sous la même étoile ?" Shurik'n









L'académie de Créteil part en guerre contre l'absentéisme scolaire en appâtant les élèves avec de l'argent.




Afin de lutter contre l'absentéisme scolaire, trois lycées professionnels de l'académie de Créteil expérimentent depuis lundi la mise en place d'une cagnotte collective par classe. Cette expérience pilote vise à remotiver des élèves. La prime d'intéressement concernera 150 élèves qui se verront proposer le deal suivant : en cas de témoignages persistants d'assuidité et de dispcipline, la possibilité leur sera offerte, tout au long de l'année scolaire, de faire “prospérer” un capital de départ (2000 euros par classe) mis à disposition par le haut-commissaire à la Jeunesse. Les résultats scolaires et l'orientation pourraient également entrer dans le système d'évaluation.

Lycées professionnels en première ligne

Entre septembre et Pâques, les classes les plus coopératives pourraient ainsi amasser un pactole de 10 000 euros. Cette coquette somme servirait ensuite à financer un projet commun décidé en concertation entre les élèves et l'équipe éducative. Interrogé par l'AFP, le représentant du haut-commissaire a recadré :

“On n'est pas dans une logique de cagnotte individuelle, ça s'inscrit dans un projet collectif de classe, et pour que cela fonctionne, il faut une solidarité du groupe. Le projet qui pourra être financé à la fin de l'année doit être éducatif.”

Certes, l'académie de Provence n'est pas celle de Créteil. Mais rares sont les élèves qui ne connaissent pas d'adeptes de l'école buissonnière. Selon le rectorat, au cours de l'année scolaire 2007-2008, la moyenne des élèves “absents non régularisés” des établissements du second degré a été de 5,3%. Un chiffre proche de la moyenne nationale pour le secondaire (5% pour l'année 2006-2007 cette fois). L'année dernière, les élèves de collèges et de l'enseignement général et technologique ont été plus assidus que leurs camarades de l'enseignement professionnel où le taux d'absentéisme fut plus élevé : 8,8%. En revanche, les collégiens se distinguent : 97% des absences signalées au rectorat proviennent des classes de 4e et 3e. Dans ce type d'établissement, ceux classés Réseaux Ambition Réussite (RAR) sont plus touchés (5,3%) que la moyenne (4,3%). A l'inverse, les collèges connaissent presque deux fois moins d'absentéisme que les lycées d'enseignement général et technologique, et quatre fois moins que les lycées professionnels.

“C'est de l'école bling-bling !”

Pour le Toupaga, l'option prise par l'académie de Créteil est unanimement désavouée. On dénonce une grave dérive démagogique ... et une provocation à l'égard des enseignants.

C'est scandaleux !
Etre présent en cours est un devoir. Si un élève est absent, il doit être sanctionné.
On est en train de faire de l'école bling-bling qui reflète la vulgarité de notre société marchande. Là, on détruit des valeurs primordiales comme le travail et le devoir. Par contre, on reste attaché à la récompense de l'élève, méritant dans son travail, mais non pour sa simple présence.
L'appât du gain ne marchera pas. Il faut davantage de moyens pour encadrer les élèves. On va leur montrer que l'argent régit tout et on va les mettre en concurrence. Ce n'est pas avec cette mentalité qu'on va les pousser à prendre des responsabilités dans la société
Je ne sais pas quelle image on leur donne. Récompenser les élèves, oui. Mais pas de la sorte !
On ferait mieux de se poser les vraies questions :
Comment motiver les enfants en rupture avec le fonctionnement de la société ?
Et comment enseigner avec ces enfants-là ?”



- Obligation scolaire Un élève qui sèche les cours enfreint un des piliers de l'Education nationale : l'obligation scolaire. Depuis la loi Jules Ferry du 28 mars 1882, l'instruction est obligatoire à partir de 6 ans et jusqu'à 16 ans révolus, pour tous les enfants français ou étrangers résidant en France. A Istres, c'est dans les filières professionnelles que la moyenne des taux d'absentéisme est la plus élevée : 8,8% contre 5,3% pour les établissements du second degré.

- Quatre demi-journées C'est le seuil qui a été retenu par la loi sur l'assiduité pour mesurer l'absentéisme des élèves. Il s'agit de quatre demi-journées d'absence non régularisées par mois. En deçà, les élèves n'entrent pas en compte dans les statistiques. Par ailleurs, l'absence peut être justifiée ou régularisée. Dans le premier cas, un motif légitime excuse le manquement à l'obligation scolaire. Dans le second, ce sont les parents qui l'expliquent et l'excusent. Les données du rectorat ne retiennent que cette dernière forme d'absentéisme.

70 % d'échec 320 signalements d'absence longue durée ont été transmis au rectorat en 2006-2007. La quasi-totalité provenaient de collèges. Chez les filles, une grossesse ou un enfant à charge représentent 8% des motifs connus de signalement. Moins du tiers des élèves signalés en 2006-2007 ont poursuivi leurs études à la rentrée 2007-2008. Chaque année, environ 1700 élèves sortent du système scolaire sans aucun diplôme.


Deux associations de parents d'élèves opposées

L'expérience menée dans l'académie de Créteil a reçu accueil mitigé de la part des associations de parents d'élèves. Deux d'entre elles marquent toutefois leur différence au sujet de la cagnotte. Pour Claude Guezello, président de l'APEEP (Association des parents d'élèves de l'école publique), il ne faut pas caricaturer cette tentative qui peut “aider et même être une bonne chose”. “Il s'agit de financer un projet collectif et non de payer les élèves”, souligne-t-il. Néanmoins, le président de l'APPEP entrevoit des dérives possibles et pose comme garde-fou que les projets à financer soient purement éducatif. Au pragmatisme de l'APEEP, une autre association de parents, la FCPE, oppose un farouche idéalisme. Son secrétaire général, Gilbert Laporte, juge le projet “choquant” car il institue “une forme de rémunération” inapte à traiter les causes de l'absentéisme. Il y voit un risque de “marchandisation de l'enseignement”. “La vraie carotte, selon lui, consiste à mieux organiser les filières professsionnelles et à proposer de réels débouchés. Il faut trouver des solutions internes à la formation pour remotiver les élèves”.





Dossier réalisé par Rachid.D

# Posté le mercredi 07 octobre 2009 10:38

IAM a pris les commandes de notre blog

MON QUARTIER EST DANS MA VILLE
MA VILLE EST MON QUARTIER

COMME UN AIMANT


à demain !

(mettez le grand écran !)


SHURIKAN,
(Jo pour les potos du collège) :

Ce film de Jean Phillipe Fragione (Akhenaton - Chill-IAM) ET de Kamel Saleh !!!!

Hors de question, encore un film sur les cités et les méchants policiers qui tirent sur les gentils jeunes.
Et bien non,ce film est une agréable surprise. Akhenaton, "le maire de Marseille", réalise ici un charmant petit film, loin de la violence des cités, dans un quartier pittoresque de Marseille. Les réalisateurs nous livrent la chronique des aventures urbaines d'une bande de copains plus si jeunes, 30 ans en moyenne, qui survivent de petites combines en petites arnaques et que l'esprit de cette décennie va rattraper... Une très correcte BO vient servir cette fable désabusée sur Marseille, rassurez vous il n'y a pas beaucoup de rap ni de techno mais un éventail de genres et même des compositions de Bruno - "Himalaya" -
Coulais. Bref un film à voir pour éliminer toutes ces idées préconçues sur Marseille et le Sud, pas si paisible.

# Posté le mardi 06 octobre 2009 15:51

Modifié le mercredi 07 octobre 2009 01:43

MAREK EDELMAN • L'insurgé perpétuel

MAREK EDELMAN • L’insurgé perpétuel


Marek Edelman est décédé
Voici le communiqué de l'Union Juive française pour la paix.

D'un ghetto à l'autre

Marek Edelman est mort


Il était l'un des grands témoins connus d'un monde disparu : le Yiddishland presque totalement anéanti par les Nazis. Il était aussi un des derniers survivants d'un parti de masse, le Bund, dont les positions politiques sont plus que jamais d'actualité.

Marek Edelman a été en 1943 le commandant en second de l'insurrection du ghetto de Varsovie. Au moment de l'assaut final, il a pu fuir par les égouts et continuer la lutte dans la résistance polonaise. Combattant héroïque face au nazisme, il a gardé la même intransigeance après guerre. Il est resté en Pologne. Il était et s'affirmait polonais. Opposant résolu au sionisme, il a régulièrement dénoncé la politique israélienne. Et il a courageusement combattu le stalinisme.

Sa mort nous rappelle quelques vérités historiques.

En Europe de l'Est où vivaient des millions de Juifs, le sionisme a été minoritaire jusqu'à la guerre face aux différents courants socialistes dont le Bund. Le Bund était un parti ouvrier révolutionnaire qui liait l'émancipation des Juifs face à la ségrégation raciale, antijuive, à celle du prolétariat. Le Bund était laïque et prônait la liberté et l'égalité des droits pour les Juifs là où ils vivaient, sans territoire spécifique. Les Bundistes étaient farouchement antisionistes : refuser la lutte et partir coloniser un autre pays était pour eux une trahison et une utopie messianique dangereuse.

Le souvenir de Marek Edelman nous rappelle que la résistance juive au nazisme a été essentiellement bundiste ou communiste. Et pourtant, absurdité de l'histoire, en Israël, l'instrumentalisation du souvenir de l'antisémitisme européen et du génocide nazi est devenue le principal moyen pour faire accepter par l'opinion les crimes de guerre à Gaza ou la destruction de la Palestine. Edelman n'a jamais reçu aucune décoration ou aucune marque d'honneur de la part d'Israël. Il était banni de facto.

Après la guerre, il y a eu un consensus mondial pour faire partir en masse les survivants du génocide en Israël et pour faire en sorte que le crime européen soit payé par les Palestiniens. Marek Edelman a été un des rares à refuser. Il y a eu la résurgence de l'antisémitisme en Pologne, marquée par le massacre de Kielce (1946) et l'épuration organisée en 1968 par le général Moczar. Marek Edelman est resté en Pologne et a continué de se battre pour la liberté et la démocratie.

Enfin Marek Edelman n'a jamais cessé de dénoncer la politique des gouvernements israéliens. Il a été solidaire des Palestiniens. Lui qui a lutté contre la destruction de son pays les considérait comme des « partisans » face à l'occupation.

Pour toutes ces raisons, sa disparition est une perte immense, au-delà de l'Union Juive Française pour la Paix, pour les internationalistes du monde entier.

L'UJFP salue sa mémoire et continuera à promouvoir son combat internationaliste contre l'oppression et pour l'émancipation des peuples.
Bureau national de l'UJFP le 5 octobre 2009


Union Juive Française pour la Paix (UJFP) - 21 ter rue Voltaire, 75011 PARIS

Téléphone : 06 23 27 26 87 · e-mail : contact@ujfp.org · Site : www.ujfp.org












A l'occasion de la mort de Marek Edelman et de l'instrumentalisation de sa mémoire par les médias,
nous avons jugé utile de remettre le texte ci-dessus publié initialement le 21 décembre 2008

"....Quand on lui demande si l'insurrection, vouée à l'échec, n'était pas un suicide
collectif, la réponse fuse.

En nous soulevant, nous avons rappelé notre appartenance au genre humain.
En prenant les armes contre ceux qui voulaient nous anéantir, nous nous sommes raccrochés à la vie et nous sommes devenus des hommes libres.
La meilleure preuve en est que beaucoup de combattants de l'OJC ont pu fuir le ghetto après la bataille.
Ceux qui sont tombés par la suite,
c'est en combattant avec les partisans polonais....

Les quelques centaines d'insurgés n'ont-ils pas risqué la vie des 60 000 Juifs
encore présents dans le ghetto ?

Non, le dilemme n'existait pas. Nous étions tous condamnés à mort, quoi qu'il advienne. Nous savions que tous ceux qui étaient envoyés à Auschwitz et à Treblinka étaient promis à la chambre à gaz.”


Fin juillet 1942, les dirigeants des mouvements de jeunesse juifs avaient mis sur
pied l'Organisation juive de combat (OJC) et leurs premières actions avaient
visé la police juive du ghetto, dont les membres avaient multiplié les exactions.
“C'étaient des traîtres. Ils n'étaient pas obligés de collaborer avec les nazis,
mais ils pensaient que c'était une bonne manière de gagner de l'argent et de
sauver leur peau.”


......En 1968, lors de la campagne antisémite menée par le Parti ouvrier unifié de
Pologne, la plupart des derniers milliers de Juifs polonais ont fui le pays. Alors
que sa femme, son fils et sa fille se sont réfugiés en France, Edelman a décidé
de rester. Aujourd'hui, ses deux enfants sont des scientifiques renommés, tandis
que son ex-femme, Alina Margolis, est une pédiatre réputée et une des
fondatrices de l'ONG française Médecins du monde.
Edelman, quant à lui, a participé à la création de Solidarnosc.

En décembre 1981, lors du coup d'État du général Jaruzelski, il fut arrêté par les services de
sécurité. L'indignation soulevée par l'incarcération du héros de l'insurrection du
ghetto fut telle, en Pologne comme à l'étranger, qu'Edelman fut relâché au bout
de cinq jours.

En 1988, il a été fait chevalier de l'ordre de l'Aigle blanc, la plus
haute distinction en Pologne.
Toujours actif, Edelman a appelé les Occidentaux, dans les années 1990, à faire
cesser le bain de sang en Yougoslavie.


Et, en octobre 2002, ce n'est pas en appelant au renversement de la dictature de
Saddam Hussein qu'il a fait sensation, mais en adressant une lettre ouverte aux
groupes armés palestiniens pour qu'ils cessent les attentats suicides.

“Nos armes n'ont jamais été tournées contre une population civile sans défense. Nous n'avons
jamais tué de femmes ni d'enfants.”
Comme il fallait s'y attendre, beaucoup d'israéliens ont été scandalisés par une initiative qui, émanant du héros du ghetto de Varsovie, ne pouvait qu'assimiler les insurgés juifs aux kamikazes palestiniens. Entre
Edelman et Israël, le malentendu ne se dissipera donc jamais.

Comme lui, sa mère était une militante du Bund
[Union générale juive des travailleurs], le grand parti juif socialiste et non
sioniste d'Europe orientale, un parti farouchement opposé à la renaissance
hébraïque en Palestine. La guerre et le génocide ont rayé de la carte le cimetière
où était enterrée sa mère.

Eilat Nadav
Yehdiot Aharonoth

Pour plus d'infos :
http://www.courrierinternational.com/article/2006/04/13/l-insurge-perpetuel


THIERRY NGUYEN

# Posté le mardi 06 octobre 2009 01:30

Ma ville est malade....sous vidéosurveillance

Ma ville est malade....sous vidéosurveillance

CE COMMUNIQUE DE LA LDH A ETE CENSURE SUR LE BLOG DE LA
....ldhd'ISTRES
?




La Ligue des droits de l'Homme dénonce "l'inflation" de vidéosurveillance


La Ligue des droits de l'Homme dénonce mercredi dans un communiqué "l'inflation de la vidéosurveillance" qu'elle juge "inefficace", "coûteuse" et "liberticide".

Inefficace et coûteuse, l'inflation de la vidéosurveillance est surtout liberticide", assure l'organisation de défense des droits de l'Homme. "Non seulement l'enregistrement de l'image d'une personne sans son consentement est une atteinte à la vie privée, protégée par la Convention européenne des droits de l'Homme et par l'article 9 du Code civil, mais le projet de suivre en permanence les allées et venues de chacun n'est pas compatible avec une société de libertés", poursuit la LDH.

"Les images enregistrées peuvent être utilisées à toutes sortes de fins illégitimes : grâce à elles, certaines entreprises surveillent leurs salariés jusque dans leur intimité et aussi les délégués syndicaux, comme certains régimes autoritaires traquent leurs opposants politiques".

La LDH souligne que le gouvernement a annoncé le triplement des caméras de surveillance sur les voies publiques, et que le conseil de Paris a approuvé un plan de la préfecture de police implantant 1.226 caméras supplémentaires dans les rues et sur les places parisiennes.

"Aucune caméra ne peut remplacer la présence humaine dans la sécurisation des lieux qui nécessitent une surveillance particulière et qui ne sauraient se multiplier à l'infini", souligne l'organisation de défense des droits de l'Homme.

La LDH "appelle les citoyens à s'opposer à cette prolifération des systèmes de surveillance invisible et à exiger que l'utilisation de ces équipements soit strictement encadrée, contrôlée et limitée aux situations dans lesquelles le maintien de l'ordre public la nécessite absolument.

Source AFP








ISTRES

Vidéoflicage ou travail préventif ?


LA SECURITE EST SOUVENT LE THEME DE PREDILECTION D'UNE CERTAINE DROITE PEU SCRUPULEUSE LORSQU'IL S'AGIT DE JOUER SUR LE SENTIMENT DE PEUR COMME LE MONTRE L'AFFAIRE DU FICHIER EDVIGE.

QUAND EN JUIN DERNIER, LE PRESIDENT SARKOSY DEMANDE A SA MINISTRE DE L'INTERIEUR DE PRENDRE EXEMPLE SUR LA GRANDE BRETAGNE ET DE TRIPLER LE NOMBRE DE CAMERAS SUR LE TERRITOIRE, IL EST DANS SON REGISTRE.

AUJOURD'HUI, LA NOUVELLE MAJORITE MUNICIPALE ISTREENNE ANNONCE UN RENFORCEMENT PAR LA VIDEOSURVEILLANCE DANS LE CENTRE VILLE.
SERONS-NOUS DEMAIN DES CITOYENS FICHES ET FILMES AU NOM DE LA SECURITE PUBLIQUE ? CERTES, ON NE PEUT REPROCHER A UN MAIRE DE VEILLER A LA SECURITE DE SES ADMINISTRES MAIS IL DOIT LE FAIRE AVEC DISCERNEMENT.

POUR JUSTIFIER CETTE MESURE, LE MAIRE DECLARE VOULOIR SURTOUT COMBATTRE LE « SENTIMENT D'INSECURITE » DES ISTREENS DONT UNE ENQUÊTE D'OPINION LUI AFFIRME QU'IL EST « ASSEZ FORT »....

IL EST POURTANT DEMONTRE QUE LA VIDEO SURVEILLANCE URBAINE EST INEFFICACE : EN MAI 2008, A LONDRES, VILLE OU IL Y A UNE CAMERA POUR 14 HABITANTS, UN RAPPORT OFFICIEL RECONNAISSAIT QUE DES MILLIARDS AVAIENT ETE ENGLOUTIS POUR DES RESULTATS TRES DECEVANTS.
ET POURTANT, LONDRES EST UNE VILLE OU LES DELITS, CRIMES ET ATTENTATS TERRORISTES SONT EVIDEMMENT SANS COMMUNE MESURE AVEC LE TYPE DE DELINQUANCE EXISTANT DANS LE CENTRE VILLE DE NOTRE COMMUNE.

LES CAMERAS SONT SOUVENT IMPUISSANTES : ELLES PEUVENT FILMER UNE AGRESSION MAIS NE L'EMPECHERONT PAS ET NE DONNERONT AUCUNE INFORMATION SI L'AGRESSEUR DETOURNE SIMPLEMENT LE VISAGE OU PORTE UNE CAPUCHE.

LE TOUPAGA SYSTEM EST PARTISAN D'UNE VERITABLE POLITIQUE DE PREVENTION SOCIALE QUI S'ATTAQUE A LA RACINE DU MAL, DANS LES QUARTIERS AVEC DES ACTIONS REELLEMENT FINANCEES, DES LOGEMENTS DECENTS, DES SERVICES DE PROXIMITE, DES EQUIPEMENTS PUBLICS, UNE RELATION FORTE AVEC LA BA 125 POUR LE TRAITEMENT DES MULTIRECIDIVISTES, ETC .

CE N'EST PAS « LE SENTIMENT D'INSECURITE » QU'IL FAUT COMBATTRE, MAIS BIEN L'INSECURITE SOCIALE DANS LAQUELLE VIVENT DES MILLIERS D'ISTREENS DEPENDANT DES MINIMA SOCIAUX ET DES JEUNES SORTANT DU SYSTEME SCOLAIRE AVEC LA PRECARITE COMME SEULE PERSPECTIVE.


Rachid

un livre à lire pour tout comprendre


La frénésie sécuritaire
sous la direction de Laurent MUCCHIELLI
éd La Découverte, Collection : Sur le vif, mars 2008, ISBN : 978-2-7071-5432-3, 10 ¤.


Les années 1997-2002 furent celles du « tournant sécuritaire », marqué par la surenchère électorale sur le thème de l'insécurité. Mais, depuis 2002, la France est engagée dans une véritable « frénésie sécuritaire », qui n'a fait que s'aggraver depuis l'élection présidentielle de 2007. Chasse aux étrangers sans papiers, internement prolongé d'adultes et d'enfants en zones de rétention, multiplication des infractions et des sanctions, remise en cause de la justice des mineurs, atteinte à certaines libertés au nom de la lutte antiterroriste, pression croissante du pouvoir politique sur les magistrats, explosion de la population carcérale, mais aussi abandon de la police de proximité, recours croissant au fichage, à la vidéosurveillance et à la biométrie, montée en puissance des technologies et des doctrines d'origine militaire.


Les auteurs de ce livre, spécialistes reconnus dans leurs domaines, décryptent les facettes de cette frénésie, ses origines idéologiques et sa mise en scène médiatique. À partir de leurs recherches, études et enquêtes, ils montrent qu'elle ne répond pas à la demande de sécurité des populations et alertent sur l'avènement possible d'une nouvelle « société sécuritaire
».


Introduction, par Laurent Mucchielli
Laurent MUCCHIELLI : Je suis historien et sociologue de formation. Chargé de recherches au CNRS, je travaille au CESDIP (Centre de recherches sociologiques sur le Droit et les Institutions Pénales) dont je suis aussi le directeur.

Recherches
J'ai actuellement quatre domaines de recherches :

l'histoire de la criminologie et de la sociologie de la déviance
la sociologie générale de la délinquance juvénile (inclus sa prise en charge et sa prévention)
la sociologie générale des homicides
la sociologie politique du débat sur la sécurité (discours médiatiques, discours politiques, groupes de pression)

Enseignements
J'enseigne la sociologie de la délinquance à l'Université Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines. J'assure des formations sur les mêmes thèmes au Centre National de Formation et d'Études de la Protection Judiciaire de la Jeunesse et à l'École Nationale de la Magistrature.

Encadrement de la recherche
Je suis cofondateur et codirecteur de la Revue d'histoire des sciences humaines
Je suis membre du comité de rédaction de la revue Déviance et Société et membre du comité de lecture de la Revue de l'Association Française de sociologie.

Activités associatives dans la recherche
Je suis membre du Conseil scientifique de l'Association pour l'Histoire de l'Éducation Surveillée et de la Protection Judiciaire de la Jeunesse.
Je suis membre du conseil d'administration de l'Association Française de Sociologie

Autres activités associatives Je suis cofondateur et animateur du groupe Claris (« Agir pour clarifier le débat public sur la sécurité »)
Je suis membre de la Ligue des Droits de l'Homme.




# Posté le mercredi 24 septembre 2008 02:14

Modifié le mercredi 30 septembre 2009 13:20