La Palestine appelle le monde, mais ça sonne occupé. (Amazigh Yacine)

La Palestine appelle le monde, mais ça sonne occupé.  (Amazigh Yacine)
Menachem Klein : «Plus on emploiera la force, plus le Hamas voudra riposter.» (photo DR)



Klein : «Les objectifs d'Israël sont inaccessibles»

INTERVIEW - Professeur de sciences politiques à l'université israélienne Bar-Ilan, Menachem Klein a été le conseiller du premier ministre Ehoud Barak dans ses négociations avec l'OLP.

Menachem Klein est l'un des piliers des accords de Genève, une proposition de paix israélo-palestinienne informelle.


- Quel est, selon vous, le but de l'offensive israélienne contre le Hamas ?

Menachem KLEIN. - À les entendre, certains veulent détruire le Hamas, d'autres le dissuader de façon permanente d'attaquer Israël, d'autres encore souhaitent créer un « nouvel environnement sécuritaire », sans plus de précision.

Mais les premières cibles de l'armée de l'air en disent plus long : elle a frappé des ministères ou la police, qui n'est pas impliquée dans le lancement de roquettes. Cela montre une volonté de détruire le régime du Hamas.


Et à plus long terme ?

Je pense qu'Israël veut étendre à la bande de Gaza le protectorat exercé de facto en Cisjordanie, où Mahmoud Abbas ne peut prendre aucune décision de façon indépendante.

Cette stratégie agressive peut-elle réussir ?
Qu'arrivera-t-il si Israël lance une offensive terrestre ?

Ces objectifs sont inaccessibles. Plus on emploiera la force, plus le Hamas voudra riposter. Quant à Mahmoud Abbas, il ne peut pas gagner les c½urs et les esprits s'il entre à Gaza sur un char israélien.
Le risque est de répéter les erreurs de la guerre du Liban en 1982. Youval Diskin, le chef du Shin Beth (la sécurité intérieure, NDLR), a déclaré avoir reçu des appels téléphoniques de Gaza, félicitant Israël de s'en prendre au Hamas. Au Liban, les maronites et les paysans du Sud nous ont jeté du riz en signe de bienvenue. Peu après, nous étions devenus une armée d'occupation. En outre, une armée régulière court à la catastrophe contre une guérilla, surtout au milieu d'une population dense.

Mais alors, y a-t-il une porte de sortie ?

Il semble qu'un cessez-le-feu est en préparation. Il y a plusieurs tentatives, menées par Nicolas Sarkozy, par le Qatar, la Turquie, la Ligue arabe, etc. Une dynamique est en train de se créer. Pour la première fois depuis longtemps, le Quartet (les États-Unis, l'Union européenne, la Russie et l'ONU) a publié une résolution différente de celle de la Maison-Blanche. Contrairement à George W. Bush, qui suit la position israélienne en posant des conditions, le Quartet demande un cessez-le-feu immédiat.

Selon vous, quelles seraient les bases d'un cessez-le-feu ?

Il devrait impliquer le Hamas, pas en tant que tel, sans doute, mais à travers une médiation internationale. Il comportera sans doute la réouverture des points de passage. Israël croit toujours pouvoir détruire la capacité de gouverner du Hamas par la force ou par le blocus. Il doit reconnaître que c'est impossible, et à, mon avis, aller plus loin en laissant Mahmoud Abbas constituer un gouvernement d'union nationale avec le Hamas.




Les déclarations de Nelson Mandela sur l'Apartheid israélien


L'Apartheid est un crime contre l'humanité. Israël a privé des millions de Palestiniens de leur liberté et de leur propriété. Il perpétue un système de discrimination raciale et d'inégalité. Il a systématiquement incarcéré et torturé des milliers de Palestiniens, en violation du droit international. Il a déclenché une guerre contre une population civile et en particulier contre des enfants." Ces paroles sont de Nelson Mandela, ainsi que les autres remarques faites par lui, en mars 2001, et qui restent malheureusement totalement d'actualité. Merci à Mireille Rumeau pour la traduction de cette lettre de l'ancien Président d'Afrique du Sud, à Thomas L. Friedman, éditorialiste au New York Times.



"Cher Thomas,

Je sais que vous et moi sommes impatients de voir la paix au Moyen Orient, mais avant que vous continuiez à parler des conditions nécessaires d'un point de vue israélien, vous devez savoir ce que j'en pense. Par où commencer ? Disons 1964.

Permettez-moi de citer mes propres paroles lors de mon procès. Elles sont aussi justes aujourd'hui qu'elles l'étaient à l'époque : "J'ai combattu la domination blanche et j'ai combattu la domination noire. J'ai chéri l'idéal d'une société démocratique et libre au sein de laquelle tous vivraient ensemble, en harmonie, et avec des chances égales. C'est un idéal pour lequel j'espère vivre et que j'espère atteindre. Mais s'il le faut, c'est un idéal pour lequel je suis prêt à mourir."

Aujourd'hui, le monde, noir et blanc, reconnaît que l'Apartheid n'a pas d'avenir. En Afrique du Sud, il s'est terminé grâce à notre propre action de masse décisive, pour bâtir la paix et la sécurité. Cette campagne massive de défi et autres actions ne pouvait qu'aboutir à l'établissement de la Démocratie.

Il est peut-être étrange pour vous d'observer la situation en Palestine ou, plus spécifiquement, la structure des relations politiques et culturelles entre les Palestiniens et les Israéliens, comme un système d'Apartheid. Votre article récent "Bush's First Memo", dans le New York Times du 27 mars 2001, le démontre.

Vous semblez surpris d'entendre qu'il y a toujours des problèmes de 1948 à résoudre, dont le plus important est le droit au retour des réfugiés palestiniens. Le conflit palestino-israélien n'est pas qu'un problème d'occupation militaire et Israël n'est pas un pays qui a été créé "normalement" et qui s'est mis à occuper un autre pays en 1967. Les Palestiniens ne luttent pas pour un "Etat" mais pour la liberté, la libération et l'égalité, exactement comme nous avons lutté pour la liberté en Afrique du Sud.

Au cours de ces dernières années, et en particulier lorsque le Parti Travailliste était au gouvernement, Israël a montré qu'il n'avait même pas l'intention de rendre ce qu'il avait occupé en 1967, que les colonies resteraient, que Jérusalem serait sous souveraineté exclusivement israélienne et que les Palestiniens n'auraient pas d'Etat indépendant mais qu'ils seraient placés sous domination économique israélienne, avec un contrôle israélien des frontières, de la terre, de l'air, de l'eau et de la mer.

Israël ne pensait pas à un "Etat" mais à une "séparation". La valeur de la séparation se mesure en terme de la capacité d'Israël à garder juif l'Etat juif, et pas d'avoir une minorité palestinienne qui pourrait devenir une majorité, dans l'avenir. Si cela arrivait, cela forcerait Israël à devenir soit un Etat laïque ou bi-national, soit à devenir un Etat d'Apartheid, non seulement de fait, mais aussi de droit.

Thomas, si vous suivez les sondages israéliens au cours des 30-40 dernières années, vous verrez clairement un racisme grossier, avec un tiers de la population qui se déclare ouvertement raciste. Ce racisme est de la nature de "Je hais les Arabes", et "Je souhaite que les Arabes meurent". Si vous suivez également le système judiciaire en Israël, vous verrez qu'il y a discrimination contre les Palestiniens, et si vous considérez plus particulièrement les territoires occupés en 1967, vous verrez qu'il y a déjà deux systèmes judiciaires à l'½uvre, qui représentent deux approches différentes de la vie humaine : une pour la vie palestinienne et l'autre pour la vie juive.

De plus, il y a deux approches différentes pour la propriété et pour la terre. La propriété palestinienne n'est pas reconnue comme propriété privée puisqu'elle peut être confisquée.

Pour l'occupation israélienne de la Cisjordanie et de Gaza, il y a un facteur supplémentaire à prendre en compte. Les soi-disant "Zones autonomes palestiniennes" sont des Bantoustans. Ce sont des entités restreintes au sein de la structure de pouvoir du système israélien d'Apartheid.

L'Etat palestinien ne peut pas être un sous-produit de l'Etat juif, juste pour garder la pureté juive d'Israël. La discrimination raciale d'Israël est la vie quotidienne de la plupart des Palestiniens. Parce qu'Israël est un Etat juif, les Juifs israéliens ont des droits particuliers dont les non Juifs ne bénéficient pas. Les Arabes palestiniens n'ont aucune place dans un Etat "juif".

L'Apartheid est un crime contre l'humanité. Israël a privé des millions de Palestiniens de leur liberté et de leur propriété. Il perpétue un système de discrimination raciale et d'inégalité. Il a systématiquement incarcéré et torturé des milliers de Palestiniens, en violation du droit international. Il a déclenché une guerre contre une population civile et en particulier contre des enfants. Les réponses de l'Afrique du Sud en matière de violation des droits humains provenant des politiques de déportation et des politiques d'apartheid ont mis en lumière ce que la société israélienne doit nécessairement accomplir avant que l'on puisse parler d'une paix juste et durable au Moyen Orient et de la fin de la politique d'apartheid. Thomas, je n'abandonne pas la diplomatie du Moyen Orient, mais je ne serai pas complaisant avec vous comme le sont vos supporters. Si vous voulez la paix et la démocratie, je vous soutiendrai. Si vous voulez formaliser l'apartheid, nous ne vous soutiendrons pas. Si vous voulez soutenir la discrimination raciale et le nettoyage ethnique, nous nous opposerons à vous. Quand vous aurez pris votre décision, passez moi un coup de fil."

Nelson Mandela.

# Online seit Freitag, 02. Januar, 2009 um 03:53

Geändert am Sonntag, 04. Januar, 2009 um 17:44

NOUS SOMMES TOUS DES PALESTINIENS !

NOUS SOMMES TOUS DES PALESTINIENS !
BONNE ANNEE....A TOUS !


Widad a participé hier à Paris à une manifestation de solidarité avec le peuple palestinien.
Antoine, de son côté, assiste à un échange vif dans le quartier juif de la rue des Rosiers. Les deux récits.

« Qu'allez-vous faire en cette veille de Nouvel An ? Allez-vous faire la fête pendant que nos frères palestiniens se font massacrer par l'armée israélienne ou allez-vous témoigner votre soutien au peuple palestinien en manifestant ? » Textos, mails, Facebook, tous les moyens sont bons pour faire passer les messages. Quant à moi, je me suis rendue mercredi 31 décembre à une manifestation de solidarité avec le peuple palestinien, à Paris, Place de la République, à 15 heures. Forte mobilisation. Parmi les manifestants, une centaine de personnes arborent un gigantesque drapeau palestinien, d'au moins 40 mètres de long sur 5 de large.

« Nous sommes tous des Palestiniens », scande la foule en brandissant des drapeaux, palestiniens bien sûr, mais aussi algériens, marocains, tunisiens, libanais, saoudiens. Point de bannière égyptienne, en revanche. Pays non grata à la manif. « Ce que fait l'Égypte est honteux, fermer les frontières à ses frères palestiniens, les laisser mourir... Les pays arabes devraient avoir honte de ne pas intervenir dans cette guerre », me dit l'un des participants à la manifestation.

Beaucoup de femmes de tous âges sont présentes. L'une d'entre elles, âgée de 75 ans, agite un drapeau français : « Je suis ici en tant que Française, je manifeste mon indignation en tant que citoyenne française. Vous savez, les Israéliens, ça les énerve de voir ça, ils essayent de s'approprier le soutien de la France, il faut que les musulmans de France manifestent en tant que Français », dit-elle. « J'ai toujours participé à ce genre de manifestations, ajoute-t-elle. Avant, les gens avaient beaucoup plus peur de descendre dans la rue, aujourd'hui, les gens n'ont plus peur, ils affirment leurs positions haut et fort. »

De République à gare de l'Est, la foule grandit à vue d'½il, « Israël assassin, Israël assassin », crie avec fougue le cortège, les passants nous regardent, certains sourient, d'autres se demandent ce que c'est que ce tohu-bohu. Une femme lève son pouce en nous voyant passer, nous lui proposons de se joindre à nous, elle me répond : « Je suis touriste mais je suis de tout c½ur avec vous, je suis danoise et je suis scandalisée par ce qui se passe, c'est inadmissible, l'Union européenne ne fait rien. Alors, criez haut et fort votre indignation, on est tous avec vous, on vous soutient, jusqu'à ce que la communauté internationale fasse quelque chose. »

Les manifestants ne cessent de crier. Aucun débordement n'est à signalé. C'est avant tout pour évacuer leur frustration de spectateurs impuissants que tous se sont déplacés et se déplacerons aujourd'hui, puis demain, et ainsi de suite, jusqu'à ce que l'Union européenne, sous couvert de l'ONU, intervienne pour faire cesser le massacre.

Des centaines de civils tués dans des raids aériens, les frontières fermées par les pays voisins qui refusent d'accueillir des réfugiés, la communauté internationale qui ne bouge pour ainsi dire pas : c'est un bien triste Nouvel An qu'ont passé cette nuit les habitants de la bande de Gaza. Beaucoup de célébrations du Nouvel An ont été annulées par la communauté musulmane du monde entier en solidarité avec les Palestiniens. J'espère pour eux que la paix arrivera aussi vite que cette nouvelle année.

Widad Kefti

Pendant ce temps, rue des Rosiers...

Un fils algérien de la famille, en vacances en France pour la première fois, a faim. L'autre jour, il a visité le quartier juif de la rue des Rosiers, dans le Marais, ça lui a plu. Il y a englouti un falafel. Nous y retournons avec lui en cette après-midi du 31 décembre. De toutes façons, pas moyen de lui faire avaler quelque viande que ce soit dans une brasserie, sinon du poisson ; il ne mange que halal. L'animal tué selon le rite casher étant égorgé comme chez les musulmans, un restau juif certifié « Beth Din de Paris » fera très bien l'affaire.

Nous approchons. Des cris : « Mais dites-le qu'elle a dit ça, dites-le ! » Un jeune homme à la tête rasée est en colère. « Dites-le qu'elle a dit ça, dites-le ! », répète-t-il en s'adressant à un groupe de quatre femmes. Je me dis d'abord que le jeune homme est arabe et qu'il a dû se faire insulter par quelques mamas juives surprotectrices. En fait, non. Il est juif et travaille à l'entrée du restaurant dans lequel nous nous apprétons à entrer. C'est lui qui distribue aux clients les tickets des plats à emporter.

Le calme revient et je ne sais pas s'il a réussi à faire avouer au groupe de femmes que l'une d'elles avait dit quelque chose d'apparemment offensant. Mais qu'a-t-il entendu ? Ceci, rapporte-t-il : « Lorsqu'elles sont entrés dans le restaurant, l'une des quatre femmes m'a demandé si c'était juif ou israélien, ici. Sa question m'a surpris. Je lui ai répondu très calmement que c'était juif et israélien, selon les plats. Elle a alors ajouté "les Israéliens sont des assassins !". Je lui ai rendu aussitôt son ticket et lui ai demandé de sortir immédiatement. Si ç'avait été un homme... »

Antoine Menuisier

# Online seit Donnerstag, 01. Januar, 2009 um 23:26

LIBERER NOEL !

LIBERER NOEL !

Libérer Noël


Y'a urgence.
Qu'on lui donne un sens chrétien ou une dimension familiale et profane, il est impératif de chasser le mercantile, de libérer cette fête de l'emprise des marchands et des obligations subies qui, au fil des années, ont fini pas nous faire oublier le vrai sens de ce rite annuel, le réduisant uniquement à sa fonction économique.
Désolant. Inquiétant. Allez, un peu de sincérité.

Combien d'entre nous ce soir seront déjà vidés d'avoir investi tous les samedis de décembre dans la « corvée des cadeaux « qui finiront dans un placard ou qu'ils s'empresseront de refiler dès le 26, d'avoir satisfait sans enthousiasme ces jours précédents à toutes sortes d'invitations, de pots, d'apéritifs, de bals d'entreprise ?

Combien d'entre nous n'ont pas déjà par avance ras le bol des orgies culinaires qui jusqu'au 2 janvier vont se succéder midi et soir, des cartes de voeux sans intérêt à expédier pour ne vexer personne ?

Combien d'entre nous rêvent secrètement de mettre les voiles pour faire l'impasse sur les visites rasantes et éviter toutes ces contraintes souvent plus factices qu'ardemment attendues ? Le propos n'est pas de gâcher la fête, de jouer les râleurs, les rabat-joie. Encore moins de partir en guerre contre la bonne bouffe. Il faut comme c'est le cas depuis la nuit des temps « fêter les fêtes avec faste ». Mais simplement de remettre les choses à leur place.
Libérer Noël, c'est rappeler que la joie d'être ensemble, en famille, ne se mesure pas à la taille des cadeaux et au nombre de langoustes dans l'assiette.
Libérer Noël c'est prendre le temps de se poser pour resserrer des liens, de consacrer un peu plus qu'à l'habitude du temps de l'écoute à ceux qu'on aime. Voilà le vrai sens de Noël et des fêtes de fin d'année.


Rachid




C'est le bordel !


L'économie capitaliste me fait moins penser à une science qu'à une maison close avec putes, maquereaux, gendarmes corrompus ou incompétents. Quant aux banquiers, gens que l'on croit d'ordinaire très sérieux parce qu'en costume trois pièces et bardés de diplômes, je les rangerai volontiers dans la catégorie des puceaux avides de pénétrer le joyeux bordel de la finance.

Il faut les comprendre : l'envie de s'encanailler bon marché, et pourquoi pas, de passer derrière le comptoir, devenir à son tour hareng, brasser du bifton pas très net en misouk ! Mais au jeu de la pêche en eau trouble, ils sont tombés sur un maître.
Un qui savait nager, c'est le cas de le dire. Comment Bernard Madoff, ex maître nageur, a-t-il pu enfumer le système de 50 milliards de dollars ?
Comment BNP Paribas a-t-elle pu se faire dépouiller de 350 millions d'euros alors qu'elle sait bien voir quand le clampin moyen est à découvert de quelques euros ?
Il me semble que cela ferait un bon sujet de dissertation pour les élèves qui vont étudier l'économie grâce à Xavier Darcos, du moins quand le ministre de l'Education fera passer sa réforme. Car pour l'heure, le sous-commandant Darcos vient de battre en retraite après avoir affirmé haut et fort dans le Journal du Dimanche qu'il fallait agir vite. Si ce n'est pas du “courage, fuyons !”, on se demande bien ce que c'est !

Pour revenir à l'interview de Darcos, il déclarait à propos de l'économie : “La situation actuelle a montré combien la compréhension des mécanismes économiques était importante.” “La compréhension des mécanismes” ? Oh le pédant ! Ah le bouffon ! Mais même le crétin intégral les comprend les mécanismes. C'est l'art des truands, le deuxième plus vieux métier du mot avec celui que vous savez. On les comprend tellement bien les mécanismes, que j'attends que mon banquier me dise quelque chose quand je serai à découvert. Comment je vais lui tirer l'oreille au bougre, le houspiller en public, l'envoyer voir là-bas si j'y suis !


Bruno Testa











Petit papa Sarko


En attendant la venue prochaine du père Noël, voyons ce que le petit papa Sarko nous a déjà apporté dans sa hotte politique en 2008.

L'augmentation du pouvoir d'achat, substantielle non ?
Comment ça, votre pouvoir d'achat n'a pas augmenté ?
Merde alors, moi qui pensais que c'était uniquement le mien qui faisait le régime. Une croissance arrachée avec les dents ?

Ah, c'est le contraire, une décroissance sans dentier ! Quand même, il doit bien avoir quelque chose de bien que notre président que le monde entier nous envie a fait ?
Quoi, quoi, j'en sais rien, laissez-moi réfléchir une minute. Les mineurs criminalisés dès 12 ans, la psychiatrie redevenue prison ?

Ah bon, c'est pas une avancée... La télévision comme au temps de l'ORTF ?

Non... ! Je ne vois pas alors ! Je donne ma langue à tous ceux qui pourraient me renseigner :
au chevalier à la triste figure François Fillon ;

à Xavier Bertrand dont la voix suave et le sourire sont autant de tubes de vaseline pour baiser les travailleurs en douceur ;

à Christine Lagarde qui a réussi à élever l'incompétence économique à la hauteur d'un art ;

à Michèle Alliot-Marie qui vous transformerait un poussin en terroriste ;

au docteur angélique Bernard Kouchner devenu, par la métamorphose du pouvoir, le défenseur cynique de la Realpolitik ;

à tous les ministres ou sous-ministres « de la diversité » qui utilisent la couleur de leur peau pour aider Sarkozy à faire la peau du peuple ;

sans oublier mes amis lecteurs qui trouvent que j'en fais trop sur Sarko !
Et comme cette rubrique s'arrête jusqu'au 12 janvier, je vous invite à chanter avec moi sur l'air de Petit Papa Noël, histoire de finir cette année dans la joie et la fraternité. Allez, tous ensemble, un, deux, trois :
Petit papa Sarko Quand tu descendras de l'Elysée Avec tes promesses par milliers, N'oublie pas mes petits souliers, etc., etc.


Bruno Testa








Casse-toi pauvre objet !


Tout le monde le sait : « embarrasser la voie publique en y laissant des objets » est une infraction passible d'amende. Surtout si ces « objets » sont des sacs de couchage, des couvertures et des bâches en plastique avec des gens dedans (des gens dans des « objets », non mais quelle idée !).

C'est donc en toute logique que le tribunal de Paris, il y a quelques jours, a condamné à 12 000 euros l'association Droit au Logement. C'est vrai quoi, on n'a pas idée de laisser traîner des lits de fortune pendant deux mois et demi sur des trottoirs de la bien-nommée rue de la Banque, en plein début d'hiver métropolitain. Avec 374 familles, qui plus est.

Réjouissons-nous donc de ce jugement digne d'une société qui aime que les rues soient propres, avec le moins « d'objets » possibles (pour les 4x4 qui se garent sur les trottoirs et empêchent les fauteuils roulants de passer, c'est différent : ce ne sont pas des « objets », mais des voitures). Et tant pis si, avec ces 12 000 euros, Dal aurait pu acheter des tas de chouettes et utiles « objets », comme des frigos ou des gazinières à installer dans des appartements.

Réjouissons-nous aussi de cette nouvelle tendance en matière d'habitat : le regroupement familial forcé. L'autre soir, dans l'émission « Ils font bouger la France », présentée par Béatrice Schönberg, nous avons assisté à de belles histoires. Comme celle de ce jeune salarié contraint (mais quelle joie !) de se rendre chez sa maman, tous les quinze jours, pour voir son garçon qu'il ne peut recevoir dans sa minuscule chambre du foyer qui l'héberge. Ou encore de cette mère de famille, elle aussi salarié, seule avec son bébé de deux mois, obligée (mais quel plaisir !) de retourner vivre dans le deux-pièces de sa mère, avec sa grande s½ur.

Et applaudissons ce sobre commentaire du président d'une association nationale de propriétaires : « Il me semblait que, lorsqu'il y avait un bébé, il y avait aussi un papa ». Sous-entendu : si cette jeune femme avait, comme tout le monde, un conjoint, cela ferait deux salaires et tout irait bien !

Réjouissons-nous enfin de l'existence de cette loi Dalo (droit au logement opposable), qui permet, depuis lundi dernier, de poursuivre l'Etat en cas de mal-logement, ou de non-logement. Bon, c'est un parcours du combattant. Mais c'est déjà ça. Et puis il faut avoir confiance en la justice de son pays : une institution qui n'aime pas qu'on embarrasse les rues avec des « objets », même abritant des êtres humains, ne peut pas être fondamentalement mauvaise.


David Chassagne dchassagne@jir.fr




Sous-commandant Darcos !


Avec ses méthodes guerrières masquées sous un air de premier de la classe, le ministre de l'Éducation Xavier Darcos a fini par obtenir ce qu'il mérite. Partout, en métropole comme dans les Dom, on s'organise, occupe des écoles, pétitionne, en appelle à la désobéissance. Une résistance qui regroupe aussi bien les syndicats d'enseignants, les syndicats lycéens et étudiants que les parents d'élèves.
Preuve qu'il ne s'agit pas d'un mouvement corporatiste comme aiment à le dire ceux qui prennent des mesures sans concertation et s'étonnent ensuite des réactions négatives.

Je ne suis pas un spécialiste de l'Éducation.

Comme beaucoup de Français je suppose, je n'ai jamais rien compris aux réformes de l'enseignement. Mais pour une fois, les choses me semblent claires. La réforme promise par le ministre de l'Éducation s'apparente plus à une opération de guérilla qu'à une volonté de rénover un édifice jugé poussiéreux. Ainsi, après avoir supprimé 11 200 postes en 2008, Xavier Darcos prévoit de supprimer 13 500 postes en 2009.
Au risque de paraître naïf, je me pose une question.

Soit tous ces enseignants étaient inutiles,
et on peut s'étonner que des gouvernements successifs (de gauche comme de droite) aient pu les payer à glander.

Soit ils étaient utiles et on s'explique mal que l'on puisse brutalement se passer de leurs services, même si l'on invoque ici ou là une diminution des effectifs d'élèves. Ce n'est pas tout, 3 000 postes de maîtres spécialisés dans l'aide aux élèves en difficulté, les bien nommés Rased, sont menacés d'être rasés !
À tout cela, il faudrait ajouter les propos désobligeants tenus par Darcos sur les enseignants de maternelle uniquement occupés d'après lui, à faire faire des siestes et changer les couches ;
les grands coups de ciseaux dans les sciences économiques et sociales ! Bref, on comprend que les professeurs et les parents d'élèves jugent alarmantes les méthodes de Jivaro du sous-commandant Darcos.


Bruno Testa

# Online seit Freitag, 19. Dezember, 2008 um 07:01

Geändert am Montag, 29. Dezember, 2008 um 01:31

Les tribunaux laxistes incitent les profanateurs à agir

Les tribunaux laxistes incitent les profanateurs à agir
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Les tribunaux laxistes incitent les profanateurs à agir


Christophe Cornevin et Cyrille Louis
Premier constat : si l'atteinte à l'intégrité des cadavres dans les cimetières reste assez rare, avec une moyenne de 8 cas par an, les atteintes aux sépultures sont plus courantes. Il en survient environ une tous les deux ou trois jours en France. Dans les huit premiers mois de l'année, 110 profanations de nécropoles ont été constatées. Entre 2006 et l'année dernière, leur nombre avait déjà bondi de 21 %, passant de 119 à 144 faits.



Des tribunaux cléments

Dans «70 à 85 % des cas», les violations ont lieu en «zone gendarmerie, rurale, plutôt qu'en milieu urbain dense.» Outre le Nord-Pas-de-Calais, les régions Rhône-Alpes, Picardie, et Aquitaine sont les plus touchées. Seules la Corse, la Bourgogne et l'Auvergne seraient épargnées depuis janvier. Curieux constat des parlementaires : «Les délits dans les cimetières sont apparemment surtout liés au climat.» Avec un pic en mai, juin et juillet. Les cimetières étant «souvent isolés et peu fréquentés» et les méfaits commis la nuit, le taux d'élucidation avoisine les 20 % depuis 2008. Policiers et gendarmes sont cependant plus efficaces qu'en 2007 (18 % de réussite) et 2006 (14 %). L'année dernière, 53 profanateurs ont été condamnés pour ce type de délit, passible de 45 000 à 75 000 euros et de 3 à 5 ans d'emprisonnement. Dans les faits, les tribunaux se montrent cléments : sur 310 condamnations pour violation de tombeau infligées en dix ans, la justice n'a délivré que 15 peines de prison ferme, pour une durée moyenne de 3,7 mois.

Parmi les quatre types de mobiles recensés (vandalisme, satanisme, racisme-antisémitisme, et vol de métaux), le ressort «crapuleux apparaît en nette augmentation ces dernières années », notamment dans les nécropoles militaires. «En 2007, 9 cimetières musulmans qui ont été touchés et 5 lieux de sépultures israélites, remarquent les rapporteurs. Malgré un traitement médiatique qui donne une impression inverse, la grande majorité des profanations concerne des sépultures chrétiennes...» Autour de 10 % à 15 % des profanations seraient sataniques. Et 80 % des interpellés par la gendarmerie depuis janvier ont moins de 18 ans.


Article de M.GHAZLI
http://www.ghazli.com/

# Online seit Donnerstag, 11. Dezember, 2008 um 04:34

Geändert am Mittwoch, 14. Januar, 2009 um 06:12

Bonne Fête d'Aïd Kébir 2008 !...

Bonne Fête d'Aïd Kébir 2008 !...





Cette illustration et cette introduction nous a été offerte par GEORGES STANECHY.
surfez sur son site sans modération
http://stanechy.over-blog.com/


Bonne Fête d'Aïd Kébir 2008 !...


Bonne Fête d'Aïd Kébir à tous nos Frères Musulmans

en France et de par le monde

Avec une pensée particulière

pour ceux qui vont devoir la célébrer dans la violence

de leur pays envahi

et occupé.







L'imam d'Istres, Imaghri Boujemaa, évoque l'Aïd et la place de la communauté à Istres

"C'est grâce à la population istréenne que nous avons pu avoir notre mosquée" se réjouit Imaghri Boujemaa, l'imam d'Istres.




Les musulmans célèbrent aujourd'hui l'Aïd el-kebir, l'une des fêtes les plus importantes pour la communauté. À Istres, c'est à l'abattoir temporaire de la Massuguière, que 1000 moutons seront égorgés (notre édition d'hier). L'imam Imaghri Boujemaa revient sur cette tradition et ses adaptations.

- Que représente l'Aïd pour la communauté musulmane?Imaghri Boujemaa :

C'est la fête du sacrifice, pas celle du mouton. Allah a mis Abraham à l'épreuve, en lui ordonnant d'égorger son unique fils Ismaël. Alors qu'Abraham s'apprêtait à obéir, Allah l'a arrêté et a envoyé un agneau pour remplacer l'enfant comme offrande sacrificielle. L'Aïd, c'est un moment de partage, où prédominent l'amour et la solidarité. Selon la tradition, un tiers de la bête est donné à l'entourage, un tiers aux pauvres et l'on garde le reste pour soi.

Comment se déroule la fête?I.B :

À 8h30, il y a la prière à la mosquée. Ensuite, il y a le sacrifice des moutons puis l'Aïd est fêté en famille.

A-t-il été difficile de s'adapter à la réglementation du sacrifice?I.B.:

Il a fallu s'adapter. Par exemple, la religion demande à ce que la bête ne voit pas une autre se faire tuer, ce serait pour elle une souffrance. Or à l'abattoir, les moutons sont tous alignés. Mais il y a beaucoup de souplesse dans l'islam, ce qui fait que même si on s'adapte, on reste dans le vrai. Normalement chacun doit faire le sacrifice lui-même mais les textes prévoient que l'on peut déléguer. De préférence, la bête doit être un mâle, mais on peut aussi prendre des brebis. L'islam autorise aussi de procéder au sacrifice le 1 er jour de l'Aïd ou les deux suivants. En fait, la religion impose un seul critère: la bête doit être saine.

La fête est-elle bien suivie à Istres?I.B. :

Oui, il y a une grande unité dans notre communauté musulmane.Environ 200 personnes fréquentent la mosquée pour la prière du vendredi. C'est une communauté importante de par son histoire. Elle est présente à Istres depuis les années 1800. Les premiers arrivés d'Algérie sont venus pour travailler à l'usine. Il y a eu aussi l'ouverture du golfe de Fos, le développement de la sidérurgie et de l'agriculture sur la Crau. Beaucoup sont natifs d'ici, nous en sommes à la 4 e génération!

La mosquée est récente. Qu'a changé l'arrivée de ce nouveau lieu de culte?I.B.:

La mosquée a été inaugurée en février 2007. Le projet a été piloté par l'association des musulmans d'Istres. Et c'est grâce à l'ensemble de la population istréenne qu'il a pu voir le jour. Avant, on faisait la prière au foyer Sonacotra, dans une petite salle exiguë. Ce n'était vraiment pas l'idéal...

L'association


L'association des musulmans d'Istres (AMI) est depuis deux ans la nouvelle appellation de l'association islamique française d'Istres (AIFI) créée en 1989. Présidée par Djamel Bedra , elle compte aujourd'hui 66 adhérents. L'AMI se charge de l'organisation des cinq prières par jour le vendredi, du mois de Ramadan, de la célébration des mariages et des enterrements. Elle propose également des cours de soutien scolaire en mathématiques et des cours de langue arabe, aussi bien pour les hommes que pour les enfants et les femmes.

Par Stéphanie Durand ( sdurand@laprovence-presse.fr )

# Online seit Dienstag, 09. Dezember, 2008 um 00:15

Geändert am Mittwoch, 10. Dezember, 2008 um 04:53